J’ai beaucoup écrit sur nous, beaucoup pensé à toi, tourné en rond sur moi des pensées folles à délier des idées qui me menaient par un bout d’un sens giratoire insensiblement traversé. J’ai tourné autour de notre pot de chambre espérant y percer le mystère de notre désir. Tremblant, souvent absent, fatigué du quotidien, je devais nous réinventer sans cesse. J’en ai parlé à mon psy et au chien de ma voisine qui pissait sur mes fleurs. J’ai taillé des bavettes à mon tendre boucher. J’ai cherché quantité de réponses à une question que je n’arrivais pas à formuler.